Magnifique lever de soleil ce matin : une boule orange dans le ciel bleu. Le bus me dépose à Pont d’Armes à Assérac où je reprends le GR34.
Entre marais salants et bitume
Je suis dans les marais salants du bassin du Mès. Hélas, le sentier suit la départementale et, comme à chaque fois que je marche sur le bitume, les kilomètres défilent tandis que le ciel se voile et qu’un vent glacial se lève.



De nombreux moutons en liberté paissent dans les prés au milieu du marais. Un peu plus loin, le hameau de Fontaine-Braz, avec ses maisons blanches alignées, rappelle Noirmoutier.





Je m’arrête à l’observatoire du Rostu pour prendre un peu de hauteur et observer les oiseaux.


Panorama depuis la pointe de Merquel
Le petit port de Kercabellec n’a pas le même charme à marée basse lorsqu’il n’y a aucun bateau. Né de l’activité des marais salants, Kercabellec vit aujourd’hui au rythme de l’ostréiculture. Le chemin longe les salines, et permet d’observer le savoir-faire des paludiers au cœur des marais du Mès. Le sentier longe ensuite le littoral jusqu’à la pointe de Merquel, d’où s’ouvre un panorama spectaculaire sur la baie de Pont-Mahé.

J’avance si bien que je suis à la pointe de Merquel, à 14 km du départ, pour la pause pique-nique. Je m’installe à l’abri du vent frais sous un appentis, à côté de la capitainerie.
La pointe de Merquel, avance comme un doigt dans l’Atlantique et offre un panorama spectaculaire. C’est aussi un site majeur pour les oiseaux d’eau en Europe : un observatoire ornithologique permet d’en découvrir les espèces.
Depuis la pointe de Merquel, je profite du panorama sur la baie de Pont Mahé, la pointe du Bile et de Pen Bé, ainsi que sur les rochers ocres de la Mine D’or, éclairés par le soleil.


Marais et vent d’ouest
Après la plage de Sorloc, le sentier longe le marais du Grand Bernard où s’abritent de nombreux oiseaux. J’entends des poules d’eau sans les voir, cachées derrière les roseaux (« Krrou, Krrou »…).




De nombreux kitesurfeurs et adeptes de flyboard profitent du vent au large de la longue plage de Lanseria. Petit à petit, le soleil refait son apparition, chassant les nuages, et le vent tombe — sans doute l’effet du changement de marée.


Ensuite, c’est une succession de petites plages le long d’un trait de côte rocheux et déchiqueté.


Beaucoup de goélands s’affairent autour des rochers de Branbel, à quelques mètres de la côte, face à la cabane des douaniers.



Arrivée à Piriac-sur-Mer
La chaleur augmente, et c’est bien agréable. L’horizon est dégagé, et l’île Dumet — la seule île de Loire-Atlantique — est visible.

Une fois la pointe de la Croix passée, Piriac-sur-Mer apparaît. L’arrivée se fait par son port de plaisance.



Fondée dès le VIᵉ siècle, Piriac-sur-Mer connaît son véritable essor à partir du XVIIᵉ siècle grâce à la pêche. Les navires partent alors vers Terre-Neuve, assurant la prospérité du port pendant près de deux siècles, comme en témoignent encore les maisons des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles bâties en granit local. Aujourd’hui tournée vers le tourisme balnéaire, la cité a su préserver son caractère et son authenticité, qui lui valent le label de « Petite Cité de Caractère ». Elle séduit par ses ruelles fleuries et ses maisons de pêcheurs aux volets colorés.

Je termine cette étape dans ce décor plein de charme.
Distance parcourue : 24km

