Une brume légère recouvre la campagne et les marais ce matin sur la route entre Guérande et Pénestin. J’ai laissé ma voiture à Guérande, et un bus m’a déposé à proximité de la plage de la Mine d’Or à Pénestin. Je reprends le sentier côtier, mais très vite, une déviation s’impose : la falaise s’effondre par endroits.


Falaises, soleil et érosion
Je passe la pointe de Maresclé et sa plage, puis Loscolo. La fraîcheur du matin s’estompe peu à peu, et le soleil généreux réchauffe et illumine les rochers ocres.






Après la pointe du Goulumer, le sentier est à nouveau dévié jusqu’à la pointe du Bile en raison des risques d’effondrement.
Depuis la côte, on distingue plusieurs îlots à proximité : ces rochers étaient sans doute rattachés à la terre il y a moins d’un siècle. L’érosion est bien visible à cet endroit que j’ai découvert il y a vingt ans — le trait de côte ne cesse de reculer.




Vers la baie de Pont Mahé
Après la pointe du Bile, le sentier passe dans des sous-bois où poussent quelques champignons, puis revient sur la côte, dans l’immense baie de Pont Mahé, longue de plusieurs kilomètres.




Le centre du Palandrin vient d’accueillir un groupe d’enfants en classe de mer : leurs valises sont alignées à l’entrée du centre, comme des crayons dans une boîte.

Bienvenue en Loire-Atlantique !
Au niveau de l’étier de Pont Mahé, je quitte le Morbihan pour entrer en Loire-Atlantique : le sixième et dernier département traversé par le GR34, après la Manche, l’Ille-et-Vilaine, les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Morbihan.

Ça sent l’écurie ! Je marche désormais dans mon département jusqu’au pont de Saint-Nazaire.
Je fais la pause pique-nique sur les rochers, à la frontière, côté Loire-Atlantique, au début de la plage de Pont Mahé. Il fait bien chaud ce midi.

Du sable aux marais
Je poursuis ma marche sur la très longue plage de Pont Mahé avant que le GR34 ne s’enfonce dans les dunes. Le sentier traverse une forêt de pins, dont certains ont pris un drôle de pli, puis revient sur la côte. Je m’arrête à l’ombre des pins pour faire une petite sieste.
Après la pointe Noire, une échelle permet de franchir une clôture : un troupeau doit se trouver dans les parages.






À la pointe de Pen Bé, la baie est couverte de bouchots, bien visibles à marée basse.


Le GR34 traverse ensuite les marais salants du bassin du Mès, marquant l’entrée dans le pays de l’Or Blanc, avant de rejoindre une petite route jusqu’à Pont d’Armes sur la commune d’Assérac, la fin de mon étape du jour.



Quelle belle étape encore aujourd’hui, entre falaises, plages, dunes et marais. Retrouver mon département en longeant les premiers marais salants du pays de l’Or Blanc me donne comme un avant-goût de la fin, mais aussi le plaisir de me sentir presque chez moi.
Distance parcourue : 22km

