La côte sauvage au lever du jour
Je quitte mon petit nid douillet au lever du soleil pour un dernier trajet en bus, en direction de Batz-sur-Mer. Je reprends le sentier à la plage Valentin, sur la côte sauvage — côte déchiquetée entrecoupée de petites plages où les rochers, plus ou moins pointus, cachent çà et là une grotte.



La plage Saint-Michel, dominée par un dolmen, a conservé quelques cabines de plage d’un joli jaune poussin.




Je rencontre un joueur de mon club de tennis de table, qui se promène sur la côte sauvage avec sa compagne.












De Penchâteau au Pouliguen
Après la plage de la Govelle, le sentier surplombe la grotte des Korrigans, large fente dans un creux de rochers.Battue par la mer déchaînée, elle gronde sous les assauts des vagues, tandis que ses galets et ses parois semblent tachés de sang. La légende raconte qu’un souterrain secret relierait cette grotte mystérieuse aux remparts de Guérande.
La pointe de Penchâteau marque la frontière entre la côte sauvage et la baie de La Baule, classée parmi les plus belles baies du monde. Un long cordon de sable blond de près de dix kilomètres s’étire du Pouliguen à La Baule, puis jusqu’à Pornichet, où son port en eau profonde vient fermer la baie.



Avant d’entrer au Pouliguen, je longe la croix puis la chapelle de Penchâteau.

La chapelle de Penchâteau, dite chapelle Sainte-Anne, est en réalité dédiée à Saint-Julien. Considérée comme le monument le plus ancien du Pouliguen, elle est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1925, tout comme le calvaire qui l’accompagne, et daterait du XVe siècle.

Je m’arrête pour la pause pique-nique sur un banc au soleil au bord de la plage du Nau juste avant le port du Pouliguen.
Le port du Pouliguen a gardé le charme d’un petit port, avec ses boutiques alignées le long des quais. Ancré au cœur de la ville, le port doit son essor et son charme au commerce du sel issu des marais salants de Guérande dès le Moyen Âge. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des ports les plus pittoresques de la façade atlantique.

Puis, on entre à La Baule, la station balnéaire chic de la Côte d’Amour, avec ses palaces, ses hôtels — tel l’Hermitage et l’Hôtel Royal — qui ont conservé l’architecture des années 1920-1930, et son Casino.


La baie de La Baule
La folie des promoteurs des années 1960-1970 a fait disparaître la plupart des villas balnéaires du remblai, remplacées par des barres d’immeubles. Une seule a été préservée au milieu de tout ce béton : la Villa Ker Souveraine, aussi appelée Villa Rose ou Villa des Sirènes, édifiée en 1925 et mêlant plusieurs styles.

Au niveau du Casino de Pornichet, je retrouve ma sœur, venue à ma rencontre. Nous allons parcourir ensemble la fin du GR34. Nous faisons une petite pause et discutons avant de reprendre le sentier.

Après le port de Pornichet, nous passons la pointe du Bé (ou pointe du Bec) et je rencontre une amie de mon club de randonnée, qui se balade.

Vers la plage de mon enfance
Nous passons devant le château des Tourelles, aujourd’hui centre de thalasso, que j’ai connu enfant lorsqu’il servait de centre de colonies de vacances.

Nous suivons ensuite le chemin côtier en platelages qui longe la plage de Bonne-Source avant d’arriver sur « ma » plage, la plage de Sainte-Marguerite à Pornichet, aussi appelée plage des Sables d’Or. Nous marchons sur le sable avant d’arriver chez moi, au terme de cette étape.

À la veille du dernier jour
Le sentiment est étrange ce soir : la mer est la même, le vent aussi, mais je sais que demain, ce sera la dernière fois que je reprendrai le GR34.

Distance parcourue : 22km

