Après une petite grasse matinée, je reprends le bus depuis Auray à 9h30 pour retrouver le GR34 à La-Trinité-sur-Mer. Le soleil automnal illumine la côte et offre de superbes contrastes.

Entrée dans le golfe du Morbihan
Je franchis le pont de Kerisper et profite de la vue sur le port de plaisance et les nombreux parcs à huîtres.

Me voilà officiellement dans le golfe du Morbihan, cette petite mer intérieure fermée entre Locmariaquer et Port-Navalo, où les courants sont redoutables. On y compte une quarantaine d’îles et d’îlots, dont les célèbres île aux Moines et île d’Arz.

Rencontres sur le chemin
En route, je fais la connaissance de Serge et Michèle, un couple de promeneurs, avec qui je marche jusqu’à la pointe de Men er Bellec. Plus loin, trois randonneuses me recommandent d’aller admirer la chapelle de Saint-Philibert. Leurs conseils sont précieux : les vitraux valent vraiment l’arrêt, et à proximité, une fontaine et un petit jardinet complètent le décor.





Vers l’intérieur des terres
Le sentier quitte ensuite la côte et s’enfonce dans la campagne. J’emprunte de petits chemins creux bordés de chênes et de châtaigniers, traverse des villages paisibles et longe des champs de maïs. Parfois, le GR34 suit de petites routes.


Je m’arrête pour déjeuner avant le village de Crach, à l’entrée d’un champ en sous-bois. L’endroit est ombragé, parfait pour un pique-nique tranquille et même une petite sieste réparatrice avant de reprendre la marche.
Le mausolée de Cadoudal
À l’approche d’Auray, le sentier passe dans le parc du mausolée de Cadoudal. Ce parc départemental abrite un mausolée dédié à Georges Cadoudal, figure majeure de la chouannerie bretonne, né à Brec’h en 1771. D’abord favorable aux idées révolutionnaires, il rejoint rapidement la chouannerie et prend la tête de l’Armée Royale et Catholique de Bretagne. Impliqué dans un complot contre Napoléon, il est arrêté puis guillotiné à Paris en 1804. Ses restes reposent désormais à Kerléano, dans un mausolée érigé en son honneur. Face au mausolée, sa maison natale, agrandie et devenue un manoir au XIXe siècle.



Je longe ensuite la chapelle Saint-Cado, nichée dans un écrin de verdure au bord de la route, la chapelle aurait été édifiée à la fin du XVe siècle. Restaurée, elle présente désormais un sol dallé, des murs blanchis et un chevet laissé en pierre apparente.

Visite du quartier historique de Saint-Goustan
Le sentier entre ensuite dans la ville d’Auray et je termine mon étape par la visite du quartier historique de Saint-Goustan. Depuis les hauteurs, la vue plongeante sur le pont à quatre arches est magnifique.
Le pont de Saint-Goustan, à Auray, présente une structure composée de quatre arches en anse de panier, séparées par trois avant-becs visibles aussi bien en amont qu’en aval. Ces avant-becs s’élèvent jusqu’au niveau du tablier et forment, à cette hauteur, six petites retraites caractéristiques de l’ouvrage.



Je découvre l’église Saint-Goustan, la croix de Saint-Fiacre sculptée sur ses deux faces, et enfin les vieilles maisons à pans de bois du centre-ville.

La croix de Saint-Fiacre se compose d’un large fût octogonal reposant sur un socle en granit doté d’un emmarchement. Sur le tailloir, orné de petites scènes sculptées, s’élève la croix proprement dite. Celle-ci présente, d’un côté, le Christ en croix et, de l’autre, une Pietà.





L’hôtel de ville, adossé aux halles de bois, conclut cette belle journée ensoleillée.

Distance parcourue : 25km

