Dernière semaine de marche : plus que quatre jours avant d’atteindre Saint-Nazaire, le bout du chemin.
Après la journée de break d’hier, où j’ai profité de la plage, pris un bain de mer, joué du piano et savouré le plaisir d’être chez moi, me voilà repartie ce matin. C’est vraiment agréable d’avoir pu se ressourcer sans changer d’hébergement !
Départ frais mais ensoleillé
Il fait à peine 9°C au départ. Bonnet, écharpe et gants sont de rigueur pour démarrer cette étape à Piriac-sur-Mer, que je rejoins en bus depuis Guérande.
Le soleil brille dès le lever du jour, succédant à une belle nuit étoilée.
Rochers, croix et rencontres
Le sentier est dévié à Piriac-sur-Mer, au niveau de la pointe du Castelli où se trouve un sémaphore.






Je fais un petit détour pour aller voir la croix de Penhareng, dressée sur un fût rectangulaire installé sur de grosses pierres.

Un curieux rocher, dit Tombeau d’Almanzor, se dresse en mer proche du rivage. Selon la légende, il renfermerait le corps d’Almanzor, seigneur de Lauvergnac. De retour d’une croisade aux côtés de Saint Louis, son navire aurait fait naufrage lors d’une violente tempête. Le rocher se serait alors ouvert pour accueillir la dépouille du chevalier, portée là par les flots.



Je rencontre Michel et Annette, deux marcheurs qui se promènent sur le GR34. Ils viennent de terminer le chemin de Compostelle en mai dernier, après un mois et demi de marche. Nous cheminons ensemble un moment, échangeant sur nos aventures respectives.
Du port du Lérat à la grande plage
Je poursuis mon chemin en longeant le joli petit port du Lérat, où je discute un instant avec un pêcheur d’éperlans.



Le GR34 s’enfonce ensuite dans les terres avant d’atteindre La Turballe, que l’on découvre par son port de pêche, puis par son port de plaisance.




Quelques cabines de plage sont installées au début de la Grande Plage, appelée aussi Grande Falaise. Elle fait partie de la rade du Croisic que je parcourrai demain.

Le sentier longe cette vaste plage de plus de quatre kilomètres, sur la dune qui la surplombe. Quelle épreuve d’avancer dans ce sable fin comme du sel pendant quatre kilomètres !





À son extrémité, c’est la pointe de Pen Bron. Je fais la pause pique-nique sur le remblai, face à la mer, à proximité de la pointe.

Des marais à la cité médiévale
Après la pointe, je remonte contre le vent du nord-est en direction de Guérande. Le sentier traverse les marais salants avant de passer en sous-bois et à travers la campagne ponctuée de petits hameaux.


Au niveau de Clis, une petite croix taillée dans un bloc de granit attire mon regard. Taillée dans un unique bloc de granit, cette croix monolithe représente le Christ en croix sur une face et la Vierge à l’Enfant sur l’autre. Elle repose sur un piédestal de forme grossièrement cylindrique, portant la date de 1825.

Après avoir longé des champs cultivés, le sentier entre dans Guérande, ville médiévale perchée sur une colline dominant les marais salants qui ont fait sa renommée.


Deuxième siège épiscopal du diocèse de Nantes après la cathédrale, la collégiale Saint-Aubin doit son statut à un chapitre de chanoines fondé vers 860. Dédiée à Saint Aubin, évêque d’Angers, elle est au cœur d’une tradition ancienne, marquée notamment par une légende liée à une attaque normande au Xe siècle. Reconstruite aux XIVᵉ et XVᵉ siècles sur les vestiges d’une église romane incendiée, elle présente aujourd’hui un remarquable style gothique flamboyant breton. Classée Monument historique dès 1840, elle conserve un trésor visible dans la chapelle Sainte-Marguerite, témoignant du prestige religieux du lieu.

Je quitte le GR34 pour traverser la ville fortifiée et rejoindre ma voiture. Une fois mon sac à dos posé chez moi, je descends aussitôt à la plage pour une baignade bien méritée.
Distance parcourue : 25km

