Les hôtes de la chaumière de Muzillac, Suzanne et Stéphane, sont charmants. Ils m’ont invitée hier soir à leur table avec mon dîner. Nous avons discuté de nos habitudes de repas, de confitures, du Jura et, bien sûr, de leur pays — la Suisse — et de la Bretagne, leur région d’adoption.
Après une soirée en bonne compagnie, je suis allée dormir dans ma belle chambre pour ma dernière nuit itinérante.
Dans la fraîcheur du matin
Ce matin, je reprends le sentier dans la fraîcheur. Le GR34 traverse Muzillac puis longe la route jusqu’à Billiers, que l’on contourne en passant à travers les marais.


Je rencontre Kévin, qui a abandonné le chemin de Stevenson cet été à cause de grosses ampoules aux pieds. Il est venu de Donges pour s’entraîner avec un sac lourd avant de retenter l’aventure.
Retrouver la mer à Penn Lann
Après quelques kilomètres à travers la campagne, le sentier rejoint la mer à Penn Lann. Son petit phare blanc et rouge, maison phare, marque l’embouchure de la Vilaine. Aujourd’hui automatisé, il est télécommandé depuis le phare de Goulphar, à Belle-Île-en-Mer.


À partir de cet endroit, je suis en terrain connu jusqu’au bout du GR34.
Dolmens et estuaire de la Vilaine
Nichée au bord de l’estuaire de la Vilaine, la plage des Amoureux bénéficie d’un joli panorama. Lorsque la mer se retire, les rochers apparaissent et invitent les curieux à s’adonner à la pêche à pied.


Le domaine de Rochevilaine
Après la petite plage des Amoureux, le sentier longe le domaine de Rochevilaine, somptueuse demeure de charme. Perché à l’embouchure de la Vilaine, le domaine de Rochevilaine est un lieu hors du temps, entre terre et océan. Ancienne forteresse médiévale transformée en hôtel de charme, il séduit par son architecture de pierre, ses jardins suspendus et ses vues spectaculaires sur la mer. Havre de paix en Bretagne sud, Rochevilaine est aussi réputé pour son restaurant gastronomique et son atmosphère élégante, idéale pour une parenthèse de détente et d’évasion.







En poursuivant le chemin, je découvre le tumulus des Grays, caché sur les hauteurs à une cinquantaine de mètres au-dessus du chemin. Ce groupe de cinq dolmens est en mauvais état. Seules les tables restent visibles.

Un peu plus loin, le dolmen du Crapaud domine l’estuaire de la Vilaine. Sa forme singulière lui a valu le nom de « dolmen du Crapaud ». Le monument est protégé au titre des monuments historiques depuis 1978.


Le fleuve qui se resserre
Je fais la pause pique-nique sur un banc un peu plus loin. J’avais déjà déjeuné à cet endroit avec mon groupe de randonnée.

À la pointe du Moustoir, on aperçoit Tréhiguier sur l’autre rive de la Vilaine ainsi que des parcs à huîtres.

Après cette pointe, la Vilaine se rétrécit petit à petit. Le sentier creux, entre une haie et des prés, serpente jusqu’au barrage d’Arzal.

Le barrage d’Arzal
J’ai la chance de longer des châtaigniers généreux : je ramasse quelques châtaignes pour mon dîner.


Pour mon dîner de ce soir chez moi, des châtaignes après une bonne soupe de légumes, ça va me changer des soupes en sachet et des plats à réchauffer !
J’aperçois déjà le barrage d’Arzal, la fin de mon étape du jour. Le barrage d’Arzal, situé sur l’estuaire de la Vilaine entre Arzal et Camoël, est une impressionnante construction qui régule le niveau de l’eau entre le fleuve et l’océan. Long d’environ 500 m, c’est le plus grand barrage estuarien d’Europe, doté d’une écluse que l’on peut observer au passage des bateaux. Le site offre de belles promenades le long de la digue, des points de vue sur la Vilaine et l’Atlantique, ainsi que des activités nautiques et des randonnées à proximité.

Arrivée au barrage d’Arzal, je retrouve ma voiture et j’ai le plaisir de rentrer chez moi pour la suite et fin de mon aventure.
Distance parcourue : 20km

