J’ai peu de distance à parcourir aujourd’hui et aucun dénivelé, alors c’est grasse matinée et départ un peu avant 10 h sous un beau soleil.


C’est la pleine lune aujourd’hui, donc les grandes marées. Beaucoup de pêcheurs à pied arrivent avec leur seau, leur petit râteau ou leur filet à crevettes. Les rochers fourmillent d’activité.


Les grandes plages de Landrezac et Kervoyal
La mer est déjà très basse et très loin sur les longues plages de Landrezac et de Kervoyal. La vue est exceptionnelle vers l’estuaire de la Vilaine et la côte de Pénestin jusqu’à Piriac-sur-Mer.


Le sentier longe ces belles plages sur la dune qui les surplombe. Je prends le temps de savourer ces paysages lumineux, notamment la plage de Kervoyal.
Rencontre sur un banc face à la mer
Alors que je fais une pause sur un banc face à la plage de Kervoyal, Christèle, qui promène son petit chien, m’aborde. Elle fait, elle aussi, le GR34 par tronçons et dans le même sens que moi. Ils partent à quatre couples, une semaine deux fois par an. Ils se sont arrêtés à Guissény la semaine dernière et se rappellent avoir croisé une jeune femme seule parcourant le GR34 avec un gros sac à dos. C’est peut-être Solenn que j’ai croisé près d’Etel.
Dans la baie de Kervoyal, les parcs à huîtres sont bien visibles à marée basse.


Chapelle au bord de l’eau
Au niveau de Cromenac’h, la petite chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours se trouve à l’entrée du camping.

Avant de quitter le bord de mer pour rejoindre Muzillac, je fais la pause pique-nique sur un banc, au bord de la plage, juste avant de passer la pointe de Bétahon. J’observe la mer qui remonte très vite : la plage est très plane dans ce coin.


Vers Muzillac pour le dernier hébergement
Ensuite, le sentier remonte vers Muzillac que l’on aperçoit au loin, derrière les marais.



Il alterne entre bitume et sous-bois avant d’atteindre la nationale. Je quitte alors le GR34, je passe faire quelques courses pour ce soir et demain midi puis je vais m’installer dans mon dernier hébergement : une chaumière restaurée avec goût.


Demain, après avoir rejoint le barrage d’Arzal — où j’ai garé ma voiture —, je rentrerai chez moi pour les sept derniers jours de marche.
Décidément, je commence à employer souvent le mot « dernier »… 😪 C’est que je touche vraiment au bout du chemin, à la fin de cette belle aventure.
Désormais, plus besoin d’hébergement : pour ces sept derniers jours de marche, je serai chez moi, non loin du sentier.
Distance parcourue : 17km

