Aujourd’hui, c’est une journée de repos… ou presque. Pas de longue étape à pied, mais tout de même quelques kilomètres pour la découverte des principaux sites mégalithiques autour d’Auray : Carnac et Locmariaquer.

Carnac, capitale des menhirs
Plus de 3000 menhirs érigés entre 5000 et 2000 avant J.-C. s’étendent ici sur plus de 4km. Les trois sites du Ménec, de Kermario et de Kerlescan constituent un ensemble unique en Europe.
Pourquoi ces mégalithes ? Les hypothèses sont nombreuses, mais la fonction sacrée et funéraire reste la plus probable.
Un itinéraire de promenade permet aujourd’hui de parcourir les alignements depuis l’extérieur. Une visite guidée permet de se promener au milieu des menhirs.



Des moutons font office de jardiniers autour des menhirs, entretenant ainsi naturellement les espaces.


Depuis le 12 juillet 2025, ces alignements — ainsi que les autres mégalithes des rives du Morbihan — sont officiellement classés au patrimoine mondial de UNESCO, en reconnaissance de leur valeur universelle exceptionnelle.
Le tumulus-dolmen du Mont-Saint-Michel
Dans la promenade autour des sites mégalithiques, je fais un détour pour aller voir le tumulus-dolmen du Mont-Saint-Michel. Long de 125 m, large de 50 m et haut de 10 m, cet imposant monument, édifié vers 5000 avant J.-C., offre un remarquable point de vue sur l’ensemble des sites mégalithiques et jusqu’à la mer. Les plus proches, situés à environ 700 m, sont les alignements du Ménec et de Toulchignan.


Non loin de là se trouve une fontaine du même nom.

Locmariaquer et ses géants de pierre
À l’entrée du golfe du Morbihan, Locmariaquer est à la fois un authentique village breton authentique et un site exceptionnel de mégalithes. Le temps me manque pour une visite approfondie, mais j’aperçois tout de même quelques monuments emblématiques :
- le dolmen de la Table des Marchands : un couloir de 7 mètres de long qui mène à une chambre funéraire ;
- le Grand Menhir brisé : avec ses 20 mètre de hauteur, c’est le plus grand monolithe connu dans le monde ;
- le tumulus d’Er Grah : une sépulture de forme de trapézoïdal d’environ 140 mètres de long.





Je poursuis jusqu’à la pointe de Kerpenhir, tout au sud de Locmariaquer, une avancée de sable tournée vers le large, offrant un panorama spectaculaire. C’est ici que se rencontrent la baie de Quiberon et le golfe du Morbihan, cette petite mer presque fermée et constellée d’îles. Les forts courants, issus de la rencontre entre l’océan et la petite mer dans l’étroit passage entre Locmariaquer et Port-Navalo, sont bien visibles. Face à moi, Port-Navalo et son petit phare marquent l’entrée du golfe du Morbihan côté ouest. Entre les deux pointes, se déploie le golfe, classé Parc Naturel Régional et souvent qualifié de l’une des plus belles baies du monde. Au large, j’aperçois Belle-Île-en-Mer, Houat et Hoëdic.

Logistique autour du Golfe du Morbihan
Il est temps pour moi de rentrer à Auray pour déjeuner. L’après-midi, je m’occupe de la logistique : je récupère mes affaires de ville, les range dans ma voiture et la déplace à Arzon, point final de ce tronçon du GR34.
Pour ce trajet, les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- aller en voiture : 1h,
- retour en bus + train : 2h,
- à pied par le GR34 : une semaine !

