Après une bonne nuit dans mon « Home Sweet Home », je reprends le sentier au barrage d’Arzal. Aujourd’hui, je suis en bonne compagnie : des amis de randonnée, Élise et Alain m’accompagnent pour cette étape.
Le barrage d’Arzal, mis en service dans les années 1970, est le plus important barrage d’estuaire d’Europe.

Une pancarte annonce le kilométrage restant : du barrage à Saint-Nazaire, il me reste 145 km, et j’en ai déjà parcouru 1 855 ! En réalité, j’ai dépassé les 2 000 km si je compte les allers-retours vers les hébergements.

La Vilaine et Tréhiguier
Après avoir traversé le barrage d’Arzal, le GR34 longe la rive gauche de la Vilaine, serpente dans les sous-bois, traverse Camoël puis passe entre champs et marais avant de rejoindre l’estuaire à Tréhiguier, dont l’activité principale est la mytiliculture.


A Tréhiguier, une ancienne chapelle a trouvé une seconde vie étonnante : elle abrite aujourd’hui un restaurant baptisé « La Chapelle ».




L’ancien phare de Tréhiguier abrite désormais la Maison de la Mytiliculture. Sur sa façade, deux artistes péruviens ont réalisé une œuvre monumentale : le « Héron cosmique ». Un triptyque de 18 m2 où se mêlent les légendes sur la création du fleuve Amazone et de la Vilaine. Juste à côté, une boîte à lire originale attire le regard.


Entre menhirs et dunes
À la pointe du Scal, le petit menhir de la Pierre Blanche, haut de trois mètres, domine l’entrée de la Vilaine.



Nous faisons la pause pique-nique sur une table à l’ombre des pins avant de longer les dunes de Ménard et d’entrer dans Pénestin. En chemin, nous nous arrêtons, intrigués par un grillage où pendent de drôles de fleurs : de l’akébie à trois feuilles.



La majestueuse plage de la Mine d’Or
À la pointe du Halguen, nous atteignons la célèbre plage de la Mine d’Or : l’une des plus emblématiques du sud de la Bretagne.

Dominant la mer, une haute falaise aux teintes ocres surplombe une plage de sable longue de près de deux kilomètres. Ses couleurs dorées ne doivent rien au hasard : le site fut exploité comme mine d’or au XIXᵉ siècle, nourrissant de grands espoirs avant d’être abandonné, faute de rendement, durant la Première Guerre mondiale. En fin de journée, lorsque le soleil décline, la falaise s’embrase de reflets orangés et offre un spectacle particulièrement saisissant.
Malheureusement, nous arrivons sous la grisaille au terme de cette étape à la plage de la Mine d’Or.
Distance parcourue : 18km

