La passerelle du Bono
La passerelle du Bono

Que d’eau sur le GR34, d’Auray au Bono

Je laisse derrière moi mon studio à Auray et prends le GR34 à travers le centre-ville, Pépère, mon gros sac à dos, prêt pour cette longue étape en itinérance.

Au passage, je revois les maisons à pans de bois, puis le port de Saint-Goustan, où des canoës semblent s’amuser à remonter le courant sous une arche du pont.

Au pont de Saint-Goustan à Auray, des canoés tentent de passer sous une arche du pont
Au pont de Saint-Goustan à Auray, des canoés tentent de passer sous une arche du pont
Les maisons à pans de bois du quartier de Saint-Goustan à Auray
Les maisons à pans de bois du quartier de Saint-Goustan à Auray

À peine sortie de la ville, la pluie commence à tomber. Heureusement, j’avais anticipé : pantalon étanche, sac poubelle pour protéger mes affaires dans mon sac a dos et même des journaux au fond du sac pour faire sécher mes chaussures si besoin de soir.

Autour de la rivière du Bono

Les vasières de Kerdaniel
Les vasières de Kerdaniel

Pour rejoindre le Bono, pourtant proche, le GR34 fait un large détour le long de la rivière. Je longe d’abord les vasières de Kerdaniel où de nombreux oiseaux se font entendre sans se montrer. Après la pointe de Kerisper, le sentier pénètre dans la ria, juste après le vieux pont suspendu du Bono.

Au XIXᵉ siècle, le vieux pont suspendu du Bono remplaça le bac existant : construit en 1840 par l’entreprise Le Pontois, il fut jugé trop léger et reconstruit en 1869 par l’entreprise Forget, avec un système de câble continu passant sous la chaussée.

La passerelle du Bono
La passerelle du Bono

De l’autre côté du vieux pont, c’est déjà le village, mais le chemin continue dans les méandres de la rivière avant d’y revenir.

Les paysages me rappellent ceux de la rivière du Bélon : bois, vasières et petits bras d’eau. Beaucoup de promeneurs s’y croisent, car l’office de tourisme propose ici des circuits de balade.

Le pêcheur qui ne mange pas de poisson

Alors qu’une accalmie s’installe, je croise un pêcheur. Il vient de louper un beau bar ! Il me confie qu’il pêche souvent dans le coin, mais donne toujours ses prises à ses voisins car… il n’aime pas le poisson !

Vers midi, la pluie revient. Je trouve refuge sous un grand chêne, appuyée contre un tronc d’arbre couché, pour pique-niquer. Mais bientôt, l’averse redouble : il pleut, il pleut, il pleut… Une brume d’eau enveloppe la rivière du Bono.

Les vasières de la rivière du Bono et les épaves de bateaux
Les vasières de la rivière du Bono et les épaves de bateaux

Trempée jusqu’aux os

Je reprends la marche sous la pluie, en compagnie d’un couple de promeneurs que je retrouve à plusieurs reprises. La pluie ne cesse qu’à 16 h, trop tard : ma veste étanche est traversée, mon t-shirt trempé, et mes chaussures commencent à laisser passer l’eau. Seules mes jambes, protégées par le pantalon étanche, sont encore sèches.

Je retire la veste pour laisser sécher un peu mon haut, et parce que la marche me réchauffe. Sur le bord du chemin, un énorme champignon lignicole jaune attire mon attention.

Champignon lignicole
Champignon lignicole

Le moulin à marée

Le GR34 longe ensuite le moulin à marée de Kervilio, reconstruit au début du XIXᵉ siècle sur l’emplacement d’un moulin mentionné dès 1456. Ce moulin à marée en granit possédait deux roues hydrauliques verticales et trois paires de meules pour moudre céréales et aliments pour animaux. Il servait aussi de logement au meunier et a cessé son activité vers 1960.

Le Moulin à marée de Kervolio
Le Moulin à marée de Kervolio
Le Moulin à marée de Kervolio
Le Moulin à marée de Kervolio

Peu de temps après, c’est la chapelle Notre-Dame-de-Béquerel, bâtie à flanc de colline et dont le clocher a été refait en 1842.

Chapelle Notre-Dame-de-Becquerel
Chapelle Notre-Dame-de-Becquerel

J’arrive enfin au Bono, en passant sous le vieux pont suspendu, alors que quelques gouttes recommencent à tomber.

Que d’eau aujourd’hui !!! 😩

La passerelle du Bono
La passerelle du Bono

Distance parcourue : 26km